Le programme international de l’école Saint-Édouard sauvé

Le programme international de l’école Saint-Édouard sauvé

Selon le répertoire en ligne de l’Organisation du baccalauréat international (IB), l’école Saint-Édouard est officiellement autorisée à offrir le programme depuis 2014.

Crédit photo : Journal Le Guide - Archives

LAC-BROME. L’avenir du programme d’éducation internationale de l’école primaire Saint-Édouard, située à Lac-Brome, était incertain. Réunis en assemblée lundi soir, les membres du conseil d’établissement ont majoritairement convenu de poursuivre ce programme pour la prochaine année scolaire.

Dans une lettre rédigée par la directrice de l’établissement, Lysanne Legault, et transmise aux parents, Mme Legault relate brièvement l’historique de la démarche qui a permis d’établir la grande orientation de l’école Saint-Édouard, ainsi que les moyens pour y parvenir.

Les résultats de ces travaux, réalisés par le comité projet éducatif formé l’an passé, ont été présentés au conseil d’établissement. Les membres ont alors convenu d’adopter deux recommandations, dont celle de poursuivre le programme primaire international pour l’année scolaire 2018-2019.

À cela, le conseil d’établissement souhaite également former un comité, composé de parents et de membres de l’école, qui s’occupera du financement. Ce nouveau groupe de travail, qui sera formé le 11 juin, permettra de dresser un portrait de la situation financière pour le programme primaire international et d’organiser le financement requis, explique Paule-André Bouvier, directrice des communications et des affaires corporatives à la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC).

L’atteinte des objectifs financiers sera évaluée chaque année. «Pour l’année scolaire 2018-2019, l’exercice aura lieu en décembre 2018, en concordance avec le dépôt des documents reliés à l’autoévaluation du Programme primaire international», écrit Mme Legault, dans sa missive.

Programme de niche

Selon le répertoire en ligne de l’Organisation du baccalauréat international (IB), l’école Saint-Édouard est officiellement autorisée à offrir le programme depuis 2014. Au Québec, seulement 35 établissements primaires sont inscrits auprès de l’IB, dont l’école Centrale à Saint-Joachim-de-Shefford et l’école Micheline-Brodeur à Saint-Paul-d’Abbotsford.

L’IB est un organisme à but non lucratif basé à Genève, en Suisse. Son programme est enseigné partout dans le monde depuis 1968. Sa mission est de «développer chez les jeunes la curiosité intellectuelle, les connaissances et la sensibilité nécessaires pour contribuer à bâtir un monde meilleur et plus paisible, dans un esprit d’entente mutuelle et de respect interculturel».

Ce programme est reconnu comme étant rigoureux et exigeant autant pour les élèves que pour les enseignants qui doivent l’encadrer.

Une facture salée

Les écoles doivent payer des frais à la fondation de l’IB pour demeurer associées au programme éducatif. Pour poser sa candidature, une école doit verser 4000 $US. Elle doit ensuite verser 9500 $US par année pendant que la fondation évalue la candidature, en plus de défrayer les coûts de déplacement et d’hébergement des consultants envoyés par l’IB. À cela s’ajoutent toutes sortes d’autres frais selon l’étape du dossier.

Une fois l’école dûment accréditée par le baccalauréat international, l’établissement verse une cotisation annuelle de 8520 $US pour conserver l’autorisation d’enseigner la formation.

Avec la collaboration d’Ugo Giguère