Jeunes de moins de 18 ans au travail: la CNESST lance une campagne

Lia Lévesque, La Presse Canadienne
Jeunes de moins de 18 ans au travail: la CNESST lance une campagne

MONTRÉAL — La CNESST lance une campagne auprès des employeurs qui embauchent des jeunes de moins de 18 ans, alors qu’on voit de plus en plus de ces jeunes à l’oeuvre, dans le contexte de rareté de main-d’oeuvre.

La campagne de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) aura cours tout l’été.

Un guide a été élaboré pour expliquer les règles, les lois et les normes à respecter, si le jeune est encore à l’âge de fréquenter l’école secondaire, par exemple, ou s’il a moins de 14 ans.

Ainsi, un employeur qui embauche un jeune de moins de 14 ans doit obtenir une autorisation écrite de ses parents et la conserver pendant trois ans.

Un jeune qui a moins de 16 ans et qui n’a pas son diplôme de 5e secondaire ne doit pas avoir un horaire de travail qui l’empêche d’aller à l’école. Aussi, il doit pouvoir demeurer chez lui entre 23h et 6h, même durant les fins de semaine et l’été.

Les entreprises qui sont reconnues pour employer plus souvent des jeunes, comme dans le commerce de détail, la restauration, l’hôtellerie et la transformation alimentaire, «feront l’objet d’une attention particulière», a précisé la Commission jeudi.

Aussi, la CNESST rappelle aux employeurs que «les jeunes sont particulièrement à risque d’être victimes d’un accident du travail». D’ailleurs, «les semaines suivant l’embauche sont celles où les travailleurs, tous âges confondus, sont le plus à risque de se blesser», souligne-t-elle.

D’autres règles prévalent, comme le fait qu’un jeune ne peut pas avoir un travail qui dépasse ses capacités selon son âge ou qui compromettent son éducation, son développement moral ou physique. Il ne peut pas non plus travailler durant un trop grand nombre d’heures consécutives pour son âge.

La Loi sur la santé et la sécurité du travail prévoit des pénalités dans les cas d’employeurs qui refusent d’obtempérer. La CNESST peut aussi exiger des correctifs lorsque des lacunes sont constatées.

La Loi sur la santé et la sécurité du travail prévoit des pénalités entre 1818 $ et 3632 $, qui peuvent atteindre 7263 $ en cas de récidive et 14 528 $ en cas de récidive additionnelle.

D’autres  amendes sont prévues par la Loi sur les normes du travail.

Partager cet article
Subscribe
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments