Mélanie Joly est à Washington pour parler de l’Ukraine avec le secrétaire d’État

James McCarten, La Presse Canadienne
Mélanie Joly est à Washington pour parler de l’Ukraine avec le secrétaire d’État

WASHINGTON — La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, reprend la qualification faite par l’OTAN des fuites de gazoducs en mer Baltique comme étant le produit d’un acte probable de sabotage.

Mme Joly est à Washington pour deux jours de réunions avec des membres du Congrès et le secrétaire d’État Antony Blinken.

Elle a relayé la déclaration sur Twitter de l’OTAN selon laquelle les pipelines jumeaux Nord Stream entre la Russie et l’Allemagne ont probablement été endommagés par des actes de sabotage «délibérés, inconsidérés et irresponsables».

La déclaration promet également une réponse unie et déterminée à toute attaque délibérée contre l’infrastructure critique des alliés de l’OTAN.

Les autorités suédoises ont découvert jeudi une quatrième fuite le long des pipelines Nord Stream, des liaisons énergétiques vitales pour l’Europe qui ont commencé à cracher du méthane dans la mer lundi après deux explosions sous-marines.

«Les informations actuellement disponibles portent à croire qu’ils sont la conséquence d’actes de sabotage délibérés, inconsidérés et irresponsables», indique le communiqué de l’OTAN.

Les fuites sont «particulièrement préoccupantes» et mettent également en danger les voies de navigation, sans parler de ce qui devrait être un «grave préjudice environnemental», indique le communiqué.

«Nous, les Alliés, nous sommes engagés à assurer la dissuasion, à nous prémunir et à nous défendre face à l’utilisation, à des fins coercitives, du levier de l’énergie ou de tout autre procédé hybride par des acteurs étatiques ou non étatiques», poursuit-il.

L’Ukraine sera sans aucun doute une priorité pour Mme Joly et M. Blinken, qui se retrouvent à nouveau après leur séjour la semaine dernière à l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Un communiqué de presse du bureau de Mme Joly indique que le duo espère également faire des progrès cette semaine sur les «priorités communes» dans le cadre de l’accord bilatéral conclu l’année dernière entre le Canada et les États-Unis.

Peu de temps après l’investiture du président Joe Biden, ce dernier et le premier ministre Justin Trudeau ont convenu de la «Feuille de route pour un partenariat renouvelé entre les États-Unis et le Canada».

Cet accord a cependant été largement mis de côté, d’abord par la pandémie de COVID-19, puis par l’invasion non provoquée de l’Ukraine par la Russie.

Mme Joly prévoit également de rencontrer des membres du Congrès et de parler à un événement du groupe de réflexion du Conseil de l’Atlantique, où elle détaillera les efforts du Canada au nom de l’Ukraine.

«Notre partenariat perdure parce que nous investissons dans la réussite de l’un et l’autre et offrons des possibilités aux gens de part et d’autre de la frontière», a déclaré Mme Joly dans un communiqué.

«À une période où les règles qui ont maintenu le monde dans une paix relative sont remises en question, je suis impatiente de nouer le dialogue avec des représentants du gouvernement américain pour poursuivre notre partenariat dans la protection des droits de la personne, la lutte contre les menaces mondiales et la promotion de la paix et de la sécurité», a-t-elle ajouté.

Le changement climatique est également susceptible d’être un sujet brûlant.

Le Canada s’est joint à une initiative dirigée par les États-Unis pour renforcer les liens avec les nations insulaires du Pacifique, un groupe qui comprend le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, l’Australie et le Japon.

Mercredi, M. Blinken a lancé deux jours de réunions avec les dirigeants du Pacifique culminant jeudi avec la participation de M. Biden. Il n’était pas immédiatement clair si Mme Joly faisait partie de ces réunions.

«Le renforcement de la résilience ne se limite pas à équiper les communautés pour qu’elles s’adaptent aux effets de la crise climatique, qui pour beaucoup d’entre vous est une menace existentielle», a déclaré M. Blinken.

«Il s’agit également de préparer les communautés à faire face à un large éventail de chocs interdépendants dont nous savons qu’ils ont provoqué des effets en cascade», a-t-il souligné.

Les crises interconnectées du changement climatique, les effets économiques persistants de la pandémie de COVID-19 et de la guerre en Ukraine, ainsi que leur impact sur le monde en développement, étaient au cœur de la visite de M. Trudeau à l’ONU la semaine dernière.

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