Règlement de 30 M$ dans une affaire d’abus commis dans des écoles catholiques de C-B
VANCOUVER — Un règlement de 30 millions $ a été conclu dans le cadre d’une action collective intentée par d’anciens élèves de deux écoles catholiques de la région de Vancouver pour des allégations d’abus commis sur des enfants pendant des décennies par les Frères chrétiens.
Le cabinet d’avocats CFM Lawyers, installé à Vancouver, indique dans un communiqué que le Vancouver College, le St Thomas More Collegiate, l’archevêque catholique romain de Vancouver et les plaignants sont parvenus à un accord qui doit encore être approuvé par le tribunal.
L’audience pour le processus d’approbation commencera le 30 avril à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, à Vancouver.
Le communiqué du cabinet d’avocats précise que quatre frères chrétiens font également partie des défendeurs.
La poursuite alléguait que les défendeurs avaient manqué à leur devoir de protéger les élèves des écoles en permettant à quatre frères chrétiens connus pour avoir commis des abus sur des enfants d’être mutés à des postes d’enseignants dans les deux écoles.
La plainte a été certifiée comme action collective en mars 2023 par la Cour suprême de la Colombie-Britannique.
L’action en justice alléguait que les Frères chrétiens avaient transféré six membres coupables d’abus, qui ont tous été condamnés par la suite pour avoir commis des abus sexuels ou physiques à l’orphelinat Mount Cashel, à Terre-Neuve-et-Labrador.
Le Vancouver College a confirmé lundi qu’un accord avait été conclu.
Dans une lettre publiée vendredi sur son site web, l’école a déclaré qu’elle espérait que cela constituerait «un pas en avant important».
«Le Vancouver College reste engagé dans un processus de réconciliation tenant compte des traumatismes, et nous croyons en la vérité et en la justice réparatrice», indique le communiqué.
«Nous comprenons et soutenons l’importance de veiller à ce que les victimes de tout abus puissent faire entendre leur expérience afin de faciliter la guérison et la compréhension.»
L’école a également affirmé qu’elle «condamne et continuera de condamner toute forme d’abus, en particulier ceux qui peuvent toucher des enfants».
Selon la plainte, parmi les six membres transférés en Colombie-Britannique par les Frères chrétiens figurait le frère Edward English, qui avait avoué avoir abusé d’enfants à Mount Cashel avant d’être transféré.
English a été condamné en 1991 pour de multiples chefs d’accusation d’abus sexuels et physiques à Mount Cashel, et a été condamné à 10 ans de prison.
L’ordre des Frères chrétiens n’était pas défendeur dans l’action en justice en Colombie-Britannique, ayant déclaré faillite en 2011.
L’action collective a été lancée par Darren Liptrot, ancien élève du Vancouver College. Ce dernier a affirmé dans l’avis de poursuite civile initial qu’il avait été abusé par English de 1980 à 1985, alors qu’il fréquentait l’école de la 8e à la 12e année.
La Presse Canadienne ne divulgue généralement pas le nom des personnes qui affirment avoir été victimes d’abus sexuels, mais M. Liptrot avait demandé à être nommé.
La poursuite indique que d’autres abus ont eu lieu de 1976 à 2013 au Vancouver College et de 1976 à 1989 à St Thomas More, et que toute personne correspondant à la description du groupe et n’ayant pas choisi de se retirer de l’action collective au 28 novembre 2024 est considérée comme membre du groupe dans cette affaire.
