Octroi de contrats: Labbé veut resserrer certaines règles

Octroi de contrats: Labbé veut resserrer certaines règles

Corinne Labbé veut porter une plus grande attention aux méthodes par lesquelles la Ville accorde des contrats.

COWANSVILLE. Si elle prenait les commandes, aux élections du 5 novembre, Corinne Labbé ferait en sorte de modifier certaines des règles du jeu lorsque vient le temps, pour la Ville, d’accorder des contrats. 

En marge de l’adoption de la loi 122, qui concède plus de pouvoir aux municipalités et dont certaines dispositions prendront effet en janvier prochain, Québec fait passer de 25 000 à 100 000 $ le montant minimal requérant un appel d’offres.

«En d’autres mots, on pourra faire affaire directement avec les fournisseurs, souligne la candidate à la mairie. C’est un sujet important pour une municipalité de notre taille, puisque beaucoup de contrats de moins de 100 000 $ sont octroyés.»

Au cours des derniers mois, Cowansville a notamment mis sur pied une Politique de gestion contractuelle et une autre visant les achats et l’approvisionnement. «Ces mécanismes doivent être actualisés dans le premier trimestre de 2018, et c’est ce que je vise, mentionne-t-elle. Avec plus d’autonomie viennent plus de responsabilités.»

Voulant poursuivre ces efforts, et puisque «personne n’est à l’abri de la collusion et de la corruption, même les villes avec les plus grands contrôles internes», Mme Labbé préconise l’ajout d’outils pour s’y prémunir encore plus.

Ce faisant, elle glisse sur la table trois mesures sur lesquelles elle compte s’attarder. Dans un premier temps, une expertise à l’interne serait chargée, pour les travaux de construction, d’estimer «finement» la valeur des projets, avant même que ne se déploie le processus d’appels d’offres. «Nous avons déjà une certaine expertise, mais qui est fort occupée! Les prochaines années en sont de développement pour Cowansville, il faut avoir les ressources suffisantes pour bien faire les choses», lance Mme Labbé. Cette rigueur entraînerait selon elle des économies, utiles entre autres pour éponger ce qu’il en coûte pour mettre en place une telle mesure.

Elle prône, dans un deuxième temps, le statu quo dans les règles d’attribution de contrat pour les services professionnels. C’est donc dire que toute entente de moins de 25 000 $ se donnerait de gré à gré, tandis que pour les autres, deux ou trois fournisseurs seraient invités à prendre part au processus d’appel d’offres. «C’est ce que l’on fait actuellement, glisse Mme Labbé. Je souhaite qu’il en demeure ainsi, même si la loi nous donne une plus grande marge de manœuvre.»

L’aspirante mairesse veut, dans un troisième temps, que Cowansville fasse partie de la courte liste des localités québécoises où est implantée la certification ISO 37001, une norme anticorruption en vigueur depuis octobre 2016. «Prenons exemple sur des villes comme Chambly, Repentigny et Brossard, qui sont en voie de la mettre en application, tout ça dans un esprit de prévenir plutôt que de guérir.»