Jessy Bélanger ajoute une corde à son arc

SPORTS. Le Bromontois Jessy Bélanger se passionne de plus en plus pour le Hyrox. Il se lance maintenant dans l’entraînement personnalisé consacré à cette discipline, en parallèle de son rôle d’entraîneur de ninja warrior au Motion Parc Évolutif, poste qu’il occupe depuis près de six ans.

L’athlète mentionne que l’entraînement pour cette course de fitness en salle qui associe huit kilomètres de course à pied et huit stations d’exercices fonctionnels est “plus accessible” que celui du ninja warrior. Les gymnases spécialisés dans ce sport se font rares au Québec.

“Je voulais vraiment me lancer à mon compte, gérer tout par moi-même. Faire un suivi plus personnalisé en fonction des besoins spécifiques de la personne”, a affirmé le jeune homme âgé de 20 ans, qui est devenu entraîneur de Hyrox au gymnase L’Intervalle à Delson il y a deux ans.

Ça roule. Je n’arrête pas [rires]! Je fais tout le temps quelque chose, mais j’aime ce train de vie-là.

Jessy Bélanger à propos de ses semaines de plus en plus chargées

Polyvalence

Selon lui, les bénéfices sont plus “mesurables” dans ce défi d’endurance. “Ce sont les huit mêmes exercices dans ce genre de compétition. Tu peux mieux analyser ta progression. […] Puis, la zone d’effort rouge, donc d’inconfort, qui te force à continuer et pousser, elle est plus facile à aller chercher dans cette course.”

Avec son métier de pompier au Service de sécurité incendie de Bromont/Brigham/Saint-Alphonse-de-Granby, combiné à son coaching, ses entraînements et ses compétitions en Hyrox et dans le ninja warrior, Jessy Bélanger aura désormais un horaire du temps fort chargé. Un aspect qui ne l’inquiète nullement. Il n’abandonnera pas la pratique du ninja warrior, bien qu’il participe à moins de compétitions du genre.

“Ça roule. Je n’arrête pas [rires]! Je fais tout le temps quelque chose, mais j’aime ce train de vie-là. […] Tout ce que je fais, je ne le vois pas nécessairement comme une tâche. Je pourrais tout le temps y aller à ce rythme. Je prends du plaisir. […] Au cumulatif, je dois faire 60 à 65 heures par semaine environ. […] Faire des compétitions, ça fait partie du rôle de coach. Ça te permet de rester sur le terrain avec tes athlètes et de continuer à vouloir performer”, a-t-il admis.

Des résultats moins élevés, mais pas décevants

Les épreuves se sont succédé pour l’athlète, à commencer par les Championnats du monde HYROX au Strawberry Arena à Stockholm, en Suède, du 18 au 21 juin dernier. L’entraîneur au Motion Parc Évolutif (NDLR: situé à Granby) était jumelé avec Bastien Désourdy en double dans la catégorie Pro. Sur les 102 équipes de la catégorie des 16 à 24 ans, son duo a terminé au 68e rang, à sept minutes et 45 secondes de la tête.

Quelques semaines plus tard, il a pris part aux Championnats mondiaux de Ninja Warrior de la Ultimate Ninja Athlete Association (UNAA), en Pennsylvanie, aux États-Unis, du 14 au 16 juillet, où il a conclu à la 22e place, soit onze positions plus bas que l’année précédente.

Son périple estival a pris fin aux Championnats du monde de course à obstacles (OCR World Championships) à Limerick, en Irlande, du 6 au 9 août. Jessy Bélanger prenait part à cinq compétitions: les sprints de 100 mètres (10e) et de 400 mètres (12e), la course à obstacles de trois kilomètres chez les 20-24 ans (2e), la course à obstacles de 12 kilomètres (5e) et le relais en équipe de 12 kilomètres dans la catégorie Élite mixte (3e).

“En Suède, c’était la première fois que Bastien [Désourdy] et moi finissions sous la barre mythique d’une heure [59:23 au total]. C’est un de mes bons amis et nous étions vraiment contents du résultat. […] Par la suite, aux Championnats mondiaux de Ninja Warrior, j’étais tout de même satisfait malgré mon 22e rang. C’est certain qu’au moment où tu diversifies tes entraînements, tu mets moins de temps dans chaque discipline. Ainsi, c’est difficile de rester au sommet du classement”, a déclaré le Bromontois.