Un Bromontois capitaine d’un club de canoë de béton!

Un Bromontois capitaine d’un club de canoë de béton!

Alexandre Caron et Maxime Simard naviguent à bord du canoë de béton qu’ils ont construit.

Crédit photo : Gracieuseté

INNOVATION. Le Bromontois Alexandre Caron peut se targuer d’avoir été le capitaine d’un club bien particulier, celui de canoë de béton de l’École de technologie supérieure (ÉTS). Et ce club est champion canadien en plus d’avoir remporté un important tournoi aux États-Unis.

Durant ses trois ans d’études au baccalauréat en génie de la construction, Alexandre Caron s’est impliqué dans le Club de canoë de béton de l’ÉTS. S’il a débuté en oeuvrant dans l’atelier de production, il est ensuite devenu assistant-capitaine, avant d’être le capitaine de l’équipe cette année. «Faire partie du Club de canoë de béton, c’est quasiment faire un autre baccalauréat en parallèle ou d’avoir de l’expérience dans une PME», relate Alexandre Caron.

«Ça a l’air d’être un drôle de club étudiant, enchaîne le Bromontois qui réside maintenant à Montréal. C’est technique et sportif. Plusieurs sphères se rejoignent.»

Le futur ingénieur de 26 ans y a notamment appris les subtilités du travail d’équipe, de même que la gestion de campagnes de financement. «C’est un super beau complément pour aller sur le marché du travail», avoue-t-il.

À titre de capitaine, le Bromontois, qui compte achever son baccalauréat en décembre prochain, a géré l’équipe de 24 membres en plus d’officier comme chargé de projets. Il y consacrait une trentaine d’heures par semaine en plus de ses études à temps plein.

Canoë de béton?

Chaque saison de canoë de béton débute à l’atelier où les membres du Club développent un nouveau modèle de canoë en respectant les critères de l’American Society of Civil Engineers (ASCE).

Les étudiants développent différentes techniques de conception avec du béton ultra-léger, explique Alexandre Caron. Il ajoute que le défi est d’assurer la pérennité de celles-ci. Un système de mentorat entre les vétérans et les recrues est en place pour assurer le transfert des connaissances.

Cette année, un canoë de 20 pieds, pesant environ 160 livres, a été conçu. «Au plus large, il a deux pieds de largeur. Il est très effilé et assez instable. C’est un peu comme une F1. Il peut accueillir un maximum de quatre personnes», détaille Alexandre Caron.

Les compétitions de canoë de béton comportent quatre aspects majeurs, dont le volet course. Parce qu’une fois complété, le canoë doit rester à la surface de l’eau et naviguer! Le Club de l’ÉTS compte une dizaine de pagayeurs qui s’entraînent à Montréal aux installations de 22 Dragons, au canal Lachine.

Les membres du Club doivent aussi déposer un rapport technique de leur canoë. «C’est le bilan de tout ce qu’on a innové et développé. On y décrit le projet», explique Alexandre Caron. Une présentation orale est aussi au menu. Enfin, l’esthétisme de l’embarcation est jugé. «Ils jugent l’apparence, la durabilité et le respect des normes. Il faut suivre les règlements et s’adapter», poursuit Alexandre Caron.

À la fin du mois d’avril, l’équipe a participé à la compétition régionale Upstate New York de l’ASCE. Le Club de l’ÉTS s’est classée au 1er rang. La formation est aussi montée sur la plus haute marche du podium au Championnat canadien de canoë de béton, qui se tenait à Waterloo en Ontario, à la mi-mai.